Pubblicato a Novembre sul blog Livres au tresor

Auteur : D’Angelo, Silvana ; Ill. Marinoni, Antonio ;

traduit de l’italien par Royère, Sophie

Editions : Naïve, 2007 – 15 €

Notice rédigée par Laura Ferrara, BM Sevran, Marie Pierre Junqua, BM Pierrefitte sur Seine

Avis : Coup de coeur

Age : A partir de 10-12 ans

Thèmes : enfance, art

Très littéraire, ce récit illustré porte en lui la nostalgie de l’enfance perdue exprimée avec la poésie des sentiments d’un personnage d’une grande délicatesse. Velours n’est pas un voleur comme un autre. Il s’introduit dans les maisons à la recherche des odeurs de son enfance perdue. Il ne s’intéresse que très peu à la valeur marchande des objets. Ils ne sont pour lui que les indices d’un mode de vie des habitants d’un lieu qu’il découvre. Doté d’un odorat exceptionnel, pour qui même un rêve éveillé a une odeur, il traverse aisément les habitations et plonge dans les âmes de ses occupants qui se dévoilent sous nos yeux. Arraché très jeune à sa famille, celui-ci est en quête d’une identité qu’il espère secrètement pouvoir trouver grâce aux odeurs, parfums et effluves de la maison de son enfance, qu’il recherche dans l’intimité des maisons des autres. Colombe et Claude, et leur fils Pierre, famille heureuse, seront les victimes de Velours. Nous suivons pas à pas Velours qui, de pièce en pièce, nous fait découvrir ce lieu de vie meublé avec un goût d’un grand raffinement. Son parcours dans ces lieux est un voyage pour les sens : parfums et odeurs sont déclinés à l’infini par une multitude d’adjectifs. L’album est un catalogue d’œuvres d’art et d’objets signés par de grands designers. La sophistication des illustrations contribue à la préciosité de ce livre. L’illustrateur a savamment consigné tous les objets sur les pages de garde, légendé toutes les vignettes. Une fois plongé dans le récit par les yeux de Velours, ces objets n’appartiennent plus à un catalogue mais bien à l’intimité qui lie les êtres aux objets. Un livre exceptionnel, d’une très grande poésie.

Marie-Pierre Junqua, BM de Pierrefitte-sur-Seine


Bien

L’action débute dés la couverture, nous sommes temoin de l’arrivée du voleur dans la maison, ensuite les plans defilent de façon linéaire et l’album est construit comme une frise. Tout y est jeux de plans, de perspectives et de reflets. Pour ma part je trouve que cet album est intérréssant, cependant le texte, trés littéraire, écrase les illustrations et inversement. Les pages de texte entre les illustrations casse le rythme et nous empèche de nous plonger complétement dans les images. Je trouve très fort ce personnage de voleur, un peu inquiétant. Surtout vers la fin, quand il s’approche de la chambre de la maitresse de maison (l’image ne montre d’ailleurs que les jambes nues de celle-ci). On peux peut-être reprocher le clin d’oeil appuyé sur les différentes problématiques artistiques : le tableau, fenêtre ouverte sur le monde ? perception du monde, etc… Mais ce mélange de réalité, les oeuvres d’art existent vraiment et sont dans un temps defini, et le fantastique, quand ces mêmes oeuvres prennent vie, reste assez remarquable.

Laura Ferrara, BM de Sevran.